Pathologies du genou chez les chiens et les chats

Pathologies du genou chez les chiens et les chats

Pathologie du genou chez le chien et le chat

Par Dr L. Borer, EBVS ® European Specialist in Small Animal Surgery

Le genou

Le genou est l’articulation du membre postérieur la plus touchée par des pathologies chez le chien et le chat. L’articulation relie le fémur et le tibia et comporte 4 ligaments principaux (2 collatéraux et 2 croisés) ainsi que 2 ménisques et 3 os sésamoïdes (la rotule et les deux fabellae). L’articulation est entourée d’une capsule articulaire et remplie de liquide synovial permettant une bonne lubrification de la zone.

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La rupture du ligament croisé antérieur

La rupture du ligament croisé antérieur est la cause la plus fréquente de boiterie d’un membre postérieur chez le chien. Les ligaments croisés servent de stabilisateurs passifs du genou et participent à limiter les torsions. Le ligament croisé antérieur participe également à limiter l’avancée du tibia lors de la mise en charge (neutralisation du « mouvement du tiroir »).

Les causes de rupture du ligament croisé antérieur sont pour la majorité d’origine inconnue. En effet, seule 20% d’entre elles sont d’origine traumatique, les autres sont associées à une « maladie » du ligament dont la cause n’a pas encore été élucidée. Dans ce dernier cas, la rupture du ligament ainsi que la boiterie associée sont progressives et la rupture finale complète se fera lors d’une activité quotidienne (saut, course, jeu). Même si la cause n’est pas complètement élucidée, certaines études mettent en avant des facteurs prédisposants tels que la génétique, la stérilisation, la conformation, l’inflammation, l’obésité, l’environnement, etc.

Toutes les races de chien peuvent être touchées, il en est de même pour les chats, même si pour ces derniers, l’origine traumatique est plus fréquente que chez le chien . 

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Le diagnostic s’effectue essentiellement avec un examen orthopédique du patient. Un gonflement du genou associé à une instabilité et des signes de douleurs sont fortement suspects d’une rupture du ligament croisé antérieur, en particulier le test du mouvement du tiroir, visant à mettre en évidence une translation vers l’avant du tibia. En cas de signes peu clairs, une radiographie du genou peut mettre en évidence un épanchement articulaire combiné à des signes d’arthrose, renforçant la suspicion de rupture. Le diagnostic final s’effectue lors de l’exploration, pendant l’intervention chirurgicale, du genou par mini-arthrotomie (petite ouverture de l’articulation) ou arthroscopie (exploration du genou avec une caméra).

Une opération est recommandée lors d’une rupture du ligament croisé antérieur. En effet, le ligament n’est pas capable de se réparer et un traitement conservateur de l’articulation risque de conduire à une douleur persistante, une boiterie chronique ainsi qu’au développement d’arthrose.

 Une intervention chirurgicale vise à stabiliser le genou. Les techniques peuvent se séparer en 2 catégories : les stabilisations extra-capsulaires (stabilisations directes) et les ostéotomies correctrices (stabilisations indirectes).

Les techniques extra-capsulaires sont plutôt adaptées à des animaux légers, le but étant de reproduire la fonction du ligament croisé antérieur au moyen d’une prothèse ligamentaire (une bride en matériel synthétique).

Parmi les techniques d’ostéotomies correctrices, la TPLO (tibia plateau leveling osteotomy) est la plus répandue au niveau international. Cette technique convient aux patients de toutes tailles. Son but est de neutraliser l’avancement du tibia par une modification de la géométrie au niveau du premier tiers du tibia. Le genou sera alors stabilisé sans l’aide du ligament croisé antérieur en s’aidant des autres structures naturelles intactes du genou (les autres tendons et ligaments).

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La convalescence après une opération est en règle générale d’une durée de 8 semaines, durant laquelle il faudra observer un repos strict ainsi que des promenades courtes en toujours en laisse. Toutefois, ces interventions ne nécessitent pas la mise en place d’un bandage ou d’une attelle, car il est souhaité que le patient mobilise son articulation le plus rapidement possible. La physiothérapie est donc recommandée dès la première semaine après l’opération, afin d’améliorer et d’accélérer la récupération.

Le pronostic est très bon après l’opération avec plus de 90% de récupération complète (sans boiterie visible), selon la gravité des blessures décelées dans le genou.

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La luxation de la rotule 

La rotule est un petit os situé dans le tendon du muscle quadriceps. Elle coulisse dans une fosse osseuse dessinée dans le fémur appelée la trochlée et est rattachée par le tendon patellaire au tibia au niveau de la tubérosité tibiale. Chez un animal sans problème de rotule, la trochlée, la rotule, le tendon patellaire ainsi que la tubérosité tibiale sont tous alignés et participent, avec le muscle quadriceps, aux flexions et extensions du genou.

La luxation de la rotule désigne un déboitement de celle-ci, dans une position anormale, c’est-à-dire en dehors de la trochlée. La rotule peut se déboiter sur la face médiale (vers l’intérieur) ou la face latérale (vers l’extérieur) du genou. Il existe 4 degrés de luxations de la rotule, allant d’un degré 0 pour un genou normal, au degré 4 qui est le plus sévère :

  • Degré 1 : la rotule peut être luxée manuellement uniquement et revient spontanément à sa place
  • Degré 2 : la rotule peut luxer spontanément lors de mouvements mais se trouve principalement en place dans la trochlée
  • Degré 3 : la rotule est luxée en permanence (est en dehors de la trochlée), elle peut être réduite manuellement mais ne tient pas en place et reluxe immédiatement
  • Degré 4 : la rotule est luxée en permanence mais ne peut plus être réduite. Dans ce dernier cas, des malformations du membres sont souvent présentes.
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La luxation de la rotule peut être occasionnellement d’origine traumatique, mais est le plus souvent due à une malformation congénitale. Les patients sont souvent affectés aux deux genoux. Chez la plupart des patients, le sillon fémoral, dans lequel la rotule coulisse, est trop peu profond, favorisant la luxation de la rotule. Elle est également favorisée par un mauvais alignement entre la tubérosité tibiale (lieu d’attache du ligament rotulien) et le reste du genou.

Les symptômes cliniques typiques sont une boiterie intermittente du membre touché avec des phases de déplacement normaux suivi de phases où l’animal marche sur 3 pattes sur quelques foulées. Lors d’une atteinte bilatérale, les animaux peuvent également présenter une position arquée des postérieurs (semblable à un cow-boy). La luxation en elle-même n’est pas douloureuse mais avec le temps, l’usure du cartilage provoquée par celle-ci progresse, l’arthrose s’installe et avec elle les douleurs. La luxation de rotule augmente aussi le risque de rupture du ligament croisé antérieur.

Le diagnostic d’une luxation de rotule se fait principalement lors d’un examen orthopédique. La luxation peut être mise en évidence par la palpation du genou. En cas d’une luxation de degré 4, des radiographies, ou dans certains cas un scanner, sont recommandés afin d’évaluer au mieux les autres possibles malformations osseuses associées.

Une opération n’est pas nécessaire en cas de luxation de degré 1 mais est recommandée dans les cas de degré 2 présentant des signes cliniques réguliers, et en cas de degré 3 ou 4.

L’opération consiste en un approfondissement du sillon fémoral (trochlée), un réalignement de la tubérosité tibiale et ainsi de l’appareil extenseur du genou et un resserrement de la capsule articulaire.

Convalescence

La convalescence après une telle opération est fréquemment de 6 semaines, durant lesquelles il faudra observer un repos strict ainsi que des promenades courtes en toujours en laisse. Comme pour les ruptures de ligaments croisés, La physiothérapie est recommandée dès la première semaine après l’opération, afin d’améliorer et d’accélérer la récupération.

Le pronostic est dépendant de la sévérité de la luxation ainsi que de la présence de lésions associée (arthrose, rupture du ligament croisé antérieur, etc.). Une gêne provoquée par les broches dans le tibia, est la principale complication de cette opération, bien que peu fréquente.

Qu’est-ce que la Cardiomyopathie hypertrophique Féline ?

Qu’est-ce que la Cardiomyopathie hypertrophique Féline ?

Qu’est-ce que la Cardiomyopathie hypertrophique Féline ?

Par Dr D. Brizard, Certificate in Small Animal Cardiology, Certificat en Electrophysiologie et Rythmologie

La cardiomyopathie hypertrophique est une maladie génétique du muscle cardiaque qui affecte les humains, les chats, les cochons et les chiens (de manière minoritaire).

Cette maladie n’est pas congénitale, elle se développe au contraire lentement ( quelques années) voire très lentement (plusieurs années). Cela se traduit par un épaississement du muscle cardiaque, en particulier le côté gauche du cœur, perturbant le remplissage du cœur et sa relaxation ( le cœur alterne des phases de contraction et de relaxation, toutes deux très importantes à un bon fonctionnement cardiaque).

Ce long développement rend le dépistage difficile car un chat testé à 2 ou 3 ans peut s’avérer complètement normal ; mais être requalifié  ensuite d’ » anormal » quelques années plus tard.

La cardiomyopathie hypertrophique peut rester silencieuse pendant plusieurs années, puis provoquer soudainement de graves symptômes de décompensation cardiaque avec des difficultés respiratoires d’apparition soudaine , des syncopes, une perte de poids et /ou d’appétit.

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Existe-t-il un traitement ?

Malheureusement, pour le moment il n’existe ni traitement préventif ni traitement curatif.

Cependant , le dépistage de cette maladie reste important :

  • Individuellement : un chat qui a été correctement dépisté aura une qualité de vie meilleures car certaines manifestations de la maladie peuvent être contrôlées sous traitement ( arythmies, syncopes). Les manifestations graves de la maladie peuvent être également évitées si le chat est monitoré régulièrement (œdème pulmonaire, thromboses ).
  • Individuellement encore, la prévention des risques anesthésiques est possible si un dépistage a été réalisé avant une opération.
  • Collectivement : la sélection correcte des reproducteurs peut permettre de diminuer l’incidence de la maladie dans les élevages, même si cela représente un travail de longue haleine sur plusieurs années.

Recommandations pour le dépistage de la cardiomyopathie hypertrophique familiale.

Source https://www.pawpeds.com/cms/index.php/en/

Pour les éleveurs

Pour les Maine Coon, il existe un test génétique, cependant il n’est pas suffisant  pour le dépistage individuel  (voir plus bas),  il doit être complété par un examen échocardiographique.

La 1 ère échocardiographie  doit être faite à l’âge de 1 an, avant que le chat soit utilisé pour la reproduction.

Les tests suivants sont effectués annuellement et jusqu’à 3 ans. Puis un test successif sera recommandé à l’âge de 5 ans. Si le chat est un reproducteur important pour l’élevage, un dernier test à 8 ans est recommandé, également dans le cas ou’ un parent proche est diagnostiqué positif.

Pour les particuliers

Si les parents sont connus, demandez à l’éleveur les documents attestant de leur suivi échographique et de la « normalité «  des résultats. Dans ce cas, une échocardiographie ne s’impose pas pour votre propre chat.

Si au contraire aucun document attestant de la «  normalité «  des parents n’est disponible, un dépistage est  recommandé autour des 3 à 4 ans, en particulier pour les races à risque ( Maine Coon, Ragdoll, Birman, Norvégien,  Sphynx, Européens).

Comment interpréter le résultat de l’examen échocardiographique :

«Cœur Normal» : chats avec un cœur normal d’après l’échocardiographie  et n’ayant aucun proche parent diagnostiqué HCM.

«Diagnostiqué HCM» : les chats diagnostiqués HCM ne peuvent être utilisés pour la reproduction.

«Test ambigu»  : Ambigu signifie que quelque chose dans l’échocardiographie  n’a pas semblé « normal », mais pour autant il n’est pas certain que le chat développera une cardiomyopathie hypertrophique. Certains paramètres extérieurs au cœur peuvent avoir une influence sur la fonction cardiaque comme une hypertension artérielle, une insuffisance rénale,  une hyperthyroidie, une inflammation transitoire. Dans certains cas, cela peut aussi être le résultat de variations individuelles, par exemple des muscles papillaires un peu plus larges que le « standard ».

Dans un cas de résultat

« Ambigu », la marche à

suivre est la suivante :

  • Ambigu, chat < 2 ans : le chat ne doit pas encore reproduire et doit être re-tester dans 6 mois à 1 an
  • Ambigu, chat entre 2 et 3 ans : une portée peut être planifiée si cela est absolument nécessaire pour l’élevage. Tous les proches parents de ce chat doivent avoir un cœur normal. Les chatons de la portée ne seront pas utilisés pour la reproduction avant que le chat parent soit re-testé entre 3 et 4 ans.
  • Ambigu, > 3 ans : le chat peut entrer dans un programme de reproduction mais doit être reproduit uniquement avec un chat ayant un cœur normal , et tous les proches parents doivent avoir un cœur normal.

Parents proches des chats affectés par la HCM :

 Si le chat est diagnostiqué HCM , les recommandations suivantes s’appliquent à ses parents proches :

  • Si le coeur du parent proche est normal et qu’il a moins de 2 ans: il faut attendre un test successif lorsque le chat aura > 2 ans avant de l’utiliser comme reproducteur.
  • Si le coeur du parent proche est normal lorsqu’il a entre 2 et 3 ans: une seule portée peut être réalisée avec lui, l’autre parent doit être diagnostiqué avec un cœur normal et n’avoir aucun proche diagnostiqué avec HCM. Les chatons de cette portée ne doivent pas se reproduire jusqu’à ce que le parent à risque soit âgé de plus de 3 ans et n’ait montré aucun signe échographique de HCM.
  • Si le coeur du parent proche est normal et qu’il a plus de 3 ans :  le chat peut être utilisé pour la reproduction s’il ne montre aucun signe échographique de HCM. Il est préférable cependant de l’accoupler avec un Maine Coon n’ayant aucun risque de développer une HCM (résultat du test non ambigu).
  • Si un chat est diagnostiqué avec un résultat “ ambigu”, ou si il a un parent proche qui a développé des signes d’HCM, il faut être extrêmement prudent dans l’utilisation de ses parents proches comme reproducteurs.

Quid du test ADN

Une mutation sur un gène a été identifié en 2006 sur une colonie de chats de race Maine Coon : le HCM1 , plus précisément le  Myosin Binding Protein C 3 (MyBPC 3) gene. Environ la moitié des chats Maine Coon affectés par la maladie sont cependant NON porteur de ce gêne, signifiant qu’il y a d’autres gênes en jeu dans le développement de la cardiomyopathie hypertrophique. Un test ADN négatif n’est donc pas suffisant pour exclure une cardiomyopathie hypertrophique.

Qu’est ce qu’un « souffle « ?

Un souffle est un bruit entendu à l’aide d’un stéthoscope au moment de l’auscultation cardiaque, qui se surajoute aux battements cardiaques. Ce bruit ressemble à un « courant d’air « , pour cela il est appelé « souffle « .
Un souffle n’est pas une maladie, mais cela peut être la manifestation d’une maladie. Le souffle provient du tourbillonnement du flux sanguin dans le cœur lorsqu’il s’insinue dans un orifice de petite taille ou lorsque le flux sanguin est projeté à une vitesse importante dans les grands vaisseaux cardiaques ( tronc pulmonaire , aorte).

Il existe différentes catégories de souffles :

– Souffle innocent ou fonctionnel : audible fréquemment chez les jeunes animaux maigres , ils sont souvent de basse intensité , ont une tonalité « musicale « , et tendent à disparaitre avec la croissance.
Ils peuvent également apparaitre lorsque le débit cardiaque est important : animaux agités , femelles gestantes ou allaitantes ; OU lors de pathologies extra-cardiaques qui modifient le débit sanguin : hyperthyroidie, et hypertension artérielle sont les conditions les plus courantes qui peuvent entrainer l’apparition d’un souffle sans qu’une maladie cardiaque en soit responsable.
– Souffle pathologique ou organique : c’est un souffle secondaire à l’existence d’une pathologie cardiaque . Les turbulences responsables du souffle se forment soit au niveau d’une valve qui ne s’ouvre pas correctement ou qui ne se ferme pas correctement : ou au niveau d’une communication entre 2 chambres cardiaques , c’est-à-dire une ouverture qui ne devrait pas exister mais qui permet au sang de passer d’une chambre cardiaque à une autre, les plus courantes étant les communications au niveau du septum , la cloison qui sépare le cœur en une partie droite et une partie gauche.
Timing : les souffles sont ensuite classés en « systoliques « , c’est-à-dire qu’ils interviennent au moment de la contraction cardiaque (ils peuvent être innocents ou pathologiques ) et en « diastoliques « , c’est-à-dire qu’ ils interviennent au moment de la relaxation cardiaque (toujours pathologiques). Ils sont beaucoup plus rares.

Le Syndrome du chiot unique

Le Syndrome du chiot unique

Qu’est ce que le Syndrome du chiot unique ?

Par Dr E. Furthner, spécialiste diplômé du Collège Européen de Reproduction (ECAR)

La prise en charge d’une gestation avec un unique chiot est compliquée. En effet, pour les chiennes grand format, le signal en provenance du chiot disant à la mère qu’il est temps de mettre bas est insuffisant. La mère risque de prolonger sa gestation trop longtemps à un point où le chiot peut être en danger. Pour les femelles petit format, le risque se situe au niveau de la taille du chiot qui a plus de place que d’habitude pour grandir dans l’uterus. Même si le signal envoyé par le chiot est la plupart du temps suffisant pour que la chienne démarre la cascade hormonale qui mène à la mise bas d’une petite chienne, le chiot risque d’être trop gros pour naître par les voies basses.
La césarienne est donc souvent nécessaire aussi bien pour les grandes chiennes que les petits formats. L’estimation de la date de la mise bas est alors primordiale pour réaliser la césarienne au bon moment.
Prévention : afin de réduire le risque de petites portées, il est conseillé de réaliser un suivi de chaleur à l’aide d’un dosage de progestérone, un frottis vaginal et une échographie ovarienne pour marier le mâle à la femelle au bon moment et maximiser le nombre de chiots par portée.
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EBVS : Une autorité Européenne

EBVS : Une autorité Européenne

EBVS : Une autorité Européenne

Les vétérinaires spécialistes :

En médecine humaine, votre médecin généraliste vous réfère vers un cardiologue, un neurologue ou un dermatologue en cas de nécessité d’une expertise dans un domaine de santé en particulier. Sachez qu’il en est de même pour nos animaux de compagnie.

Il s’agit alors d’un « vétérinaire spécialiste ».

Il existe une autorité européenne qui enregistre toutes les spécialités reconnues en médecine vétérinaire. Cet organisme se nomme EBVS (Européean board of veterinary specialisation, https://ebvs.eu/). Seules sont reconnues comme spécialité vétérinaire les disciplines enregistrées par cet organisme. L’EBVS est le garant du respect des connaissances et avancées scientifiques dans le domaine vétérinaire, et a autorité pour imposer le respect d’une charte de formation scientifique et éthique qui garantit le plus haut niveau de qualité de formation clinique en médecine vétérinaire.

Chaque discipline enregistrée auprès de l’EBVS constitue un collège. Chaque collège est composé des vétérinaires diplômés spécialistes dans leur domaine. Ceux-ci ont alors complété au minimum 3 à 4 années d’études supplémentaires dédiées à leur domaine de spécialité clinique dans un hôpital universitaire ( « la résidence « ) . Ce titre est intitulé « Diplomate du collège européen » et est obtenu après le succès du candidat à un examen final de très haut niveau.

Les spécialistes vétérinaires sont souvent impliqués dans des activités de recherche en plus de leur travail en clinique. Ce travail de recherche permet à l’avancement des connaissances dans leur domaine ( améliorer les connaissances d’une pathologie, mettre en place de nouveaux traitements pour améliorer sa prise en charge ..).

 

Spécialisés en … ?

En ce qui concerne les vétérinaires généralistes « spécialisés en » un ou plusieurs domaines : Il s’agit de vétérinaires praticiens qui ont souhaité approfondir leurs connaissances dans un domaine d’intérêt.

Cet approfondissement peut se faire au travers de formations continues, congrès, séminaires. Il s’agit la plupart du temps de formations fournies par des associations ou organismes privés. Les formateurs de ces organismes sont la plupart du temps des vétérinaires spécialistes (cf précédent) qui animent des séminaires d’approfondissement à l’attention des vétérinaires généralistes afin de leur transmettre les connaissances nécessaires à l’approfondissement et l’enrichissement de leur palette d’outils médicaux et diagnostiques.

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Qu’est-ce qu’un vétérinaire spécialiste?

Qu’est-ce qu’un vétérinaire spécialiste?

Qu’est-ce qu’un vétérinaire spécialiste?

On entend souvent parler de vétérinaire spécialiste, mais quelle est la différence entre votre vétérinaire de famille et un spécialiste?

Article de la Tribune de Genève & du 24 Heures

Un vétérinaire généraliste ou vétérinaire de famille, est un vétérinaire praticien qui travaille en cabinet vétérinaire. C’est votre vétérinaire. C’est le médecin qui suit votre animal au cours de sa vie, qui effectue ses bilans de santé annuels, sa vaccination, et qui va traiter votre compagnon en première ligne.
Comme en médecine humaine, la recherche en médecine vétérinaire est en plein essor et l’évolution dans les différents domaines ne cesse d’avancer. Pour certains examens ou actes spécialisés votre vétérinaire de famille n’est peut-être pas formé ou alors il n’a pas l’équipement nécessaire. Il référera votre animal à un confrère ou une consœur spécialisé(e) dans un domaine particulier. Le ou la spécialiste prendra alors le relais pour les diagnostics et traitements plus poussés tout en travaillant en étroite collaboration avec le vétérinaire généraliste.

Similaire à la médecine humaine, les vétérinaires peuvent se spécialiser après leurs études. Le titre de spécialiste et les appellations tels que « dermatologue, cardiologue, etc…. » sont réservés aux personnes ayant suivi une formation approfondie très spécifique et règlementée pendant au moins 3 ans supplémentaires dans une discipline précise (anesthésie, chirurgie, dentisterie, dermatologie, imagerie, médecine interne, oncologie, ophtalmologie, etc.).

Pour devenir spécialiste, de nombreuses années d’études sont nécessaires, il y a notamment trois grandes étapes: la formation de base sont les études en médecine vétérinaire. Pour devenir vétérinaires, les étudiants doivent suivre 5 ans d’études dans l’une des 2 facultés suisses qui offrent le programme, soit l’université de Bern ou l’université de Zürich. Les études se terminent avec l’obtention du diplôme fédéral de médecin vétérinaire.

Ensuite, il est nécessaire de trouver une place d’internat général (appelé également rotatoire): seules les universités ou cliniques agréées, offrent la possibilité aux récents diplômés d’effectuer un internat rotatoire officiel d’une durée d’un an. Après cet internat, les candidats ont la possibilité de postuler pour un internat spécialisé, une année supplémentaire, où ils pourront parfaire leurs connaissances dans la spécialité de leur choix. L’internat spécialisé permet d’accéder à l’étape suivante: la résidence. La résidence est un programme officiel d’au moins 3 ans à temps plein dans un domaine de spécialisation particulier sous la supervision de spécialistes. Les résidences sont chapotées par les collèges europeéns ou américains qui contrôlent le candidat et les supervisent tout au long de la formation. Au cours de ce programme, le ou la résident(e) doit suivre un cahier des charges très précis comportant un nombre minimum de cas cliniques à traiter, de publication d’articles scientifiques, de participation à des congrès internationaux, conférences scientifiques ou de projets de recherche. Ce programme s’accomplit par le passage d’un examen de certification officiel (parfois aussi appelé « board », issu de l’anglais) attestant du niveau de connaissance et d’expertise du candidat. Cet examen correspond aux attentes les plus élevées dans le domaine de spécialisation. Seuls les candidats ayant réussi leurs examens obtiendront le titré diplômé du collège européen ou américain comme par exemple « DECVO » signifiant « diplômé(e) du collège européen des ophtalmologues vétérinaires » ou « DACVS » signifiant « diplômé(e) du collège américain des chirurgiens vétérinaires ».

 

Tout spécialiste (quelle que soit sa spécialisation) se doit de rester à la pointe des derniers traitements et des avancées de la recherche dans son domaine spécifique.

Les collèges, eux-mêmes, sont encadrés par des organisations comme l’EBVS (« European Board of Veterinary Specialties ») pour les collèges européens et l’AVMA (« American Veterinary Medical Association ») pour les collèges américains.

 

Qu’est-ce qu’un spécialiste offre de plus à votre animal ? Un spécialiste a été en charge de cas de maladies parfois rares et complexes au cours de sa longue formation ; certains de ces cas ont été des sujets d’études approfondies pour comprendre comment améliorer leur diagnostic et leur gestion. Pour cela, le spécialiste amène une expertise approfondie, complémentaire au travail de votre vétérinaire généraliste.

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Technique Holter

Technique Holter

La surveillance « Holter » est une méthode non invasive d’évaluation du rythme cardiaque. Il s’agit d’un électrocardiogramme qui dure 24 heures, enregistré à l’aide d’une petite machine reliée à des patchs. Cet enregistrement permet une analyse du rythme cardiaque tout au long de la journée et de la nuit avec des activités documentées dans un journal de bord par le propriétaire de l’animal.

Votre cardiologue vétérinaire peut recommander cette procédure de diagnostic pour les raisons suivantes:

Une arythmie est auscultée chez votre animal
Votre animal présente des signes de faiblesse, des titubations, une léthargie, un halètement ou une agitation excessive, voire des épisodes d’évanouissement (syncopes)
Surveiller l’efficacité du traitement médical  sur le rythme cardiaque
Surveiller les effets de la programmation d’un stimulateur cardiaque implanté ( pacemaker), si votre animal en porte un.

Après avoir tondu une partie des poils sur le thorax, 7 patchs sont collés à la peau de votre animal sur des points spécifiques. Ces patchs sont reliés à des fils et ceux-ci à l’enregistreur qui mesure environ 8 cm. L’enregistreur est placé dans une poche d’un gilet spécial que portera votre animal pendant tout l’enregistrement.

Après 24 h, l’assistant de votre vétérinaire ôtera l’enregistreur très facilement et l’enregistrement sera envoyé pour lecture à un centre spécialisé, le service d’arythmologie appliquée du Dr Roberto Santilli, cardiologue vétérinaire hautement spécialisé en Arythmologie des petits animaux de compagnie.

Le résultat sera rendu par compte-rendu officiel sous 3 à 5 jours.

Tenir un journal de bord de votre animal pendant l’enregistrement Holter est très important : cela permet de relier certains évênements ( exercice, repos, syncope, agitation..) à son rythme et à sa fréquence cardiaque.

 

Que peut-on découvrir ?

Syncope : les pertes transitoires de conscience peuvent avoir des origines extrêmement diverses, et donc avoir des traitements complètement différents.

Selon le rythme cardiaque enregistré par le Holter pendant l’épisode de syncope, votre cardiologue peut apporter un diagnostic précis au mal dont souffre votre animal.

Tachycardie : elles peuvent être d’origine supraventriculaires ( dans les oreillettes)  ou ventriculaires. Congénitales ou acquises, parfois auscultées par votre vétérinaire lors d’une visite de routine, d’autres fois liées à des symptomes graves ( fatigue, perte de connaissance, toux, oscillations de la tête), les origines sont diverses et les traitements uniquement possibles après une étude holter approfondie.

Les races suivantes méritent une attention particulière :

Bouledogue anglais, Boxer, Dobermann, Labrador
Méconnues : les arythmies familiales du Berger Allemand (Mort subite pendant le sommeil), du Springer Spaniel (syndrome du QT long), du Léonberg, du Rhodésian.

Bradycardie : parfois à l’origine de syncopes, elles ont pour la plupart du temps une origine vagale , d’autre fois elles sont en relation avec un dysfonctionnement du pacemaker naturel du cœur , suite à une inflammation, une infection, ou tout simplement le vieillissement .

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